Sommaire
> Définition de la ménopause artificielle
> Pourquoi induire une ménopause ?
> Le traitement hormonal dans le cas de la ménopause artificielle
> Les solutions en cas de contre-indication du traitement hormonal

Avez-vous déjà entendu parler de la ménopause induite ? Cette ménopause, déclenchée par intervention médicale, concerne 5 à 10 % des femmes dans le monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. [1] Décryptage par notre gynécologue.
La ménopause induite (ou artificielle) est une ménopause qui résulte d’une intervention médicale ou chirurgicale, par opposition à la ménopause naturelle qui se déclenche toute seule, en moyenne à 51 ans. [2]
La ménopause induite peut être :
Elle peut être temporaire lorsqu’elle est induite par des médicaments, alors qu’elle est en générale définitive lorsqu’elle est liée à un acte chirurgical.
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La ménopause, qu’elle soit induite ou naturelle, entraîne l’arrêt des cycles menstruels (et des menstruations) et de la sécrétion d’œstrogènes par les ovaires.
Certaines maladies, de par leur hormono-dépendance, nécessitent la mise en place d’un traitement médical pour arrêter la circulation d’œstrogènes dans le corps.
Le Décapeptyl est un analogue de la GnRH (Gonadotropin-Releasing Hormone), une hormone sécrétée par l’hypothalamus dans le cerveau, qui va stimuler la sécrétion de FSH (Follicle Stimulating Hormone) et de LH (Luteinizing Hormone).
Ces dernières vont à leur tour stimuler la sécrétion d’œstrogène et de progestérone.
En saturant les récepteurs à GnRH, le Décapeptyl empêche la sécrétion de FSH et de LH, et donc provoque l’absence de sécrétion d’œstrogènes.
Ce traitement provoque le plus souvent des effets secondaires similaires à ceux de la ménopause :
C’est pourquoi il est utilisé le plus souvent sur des courtes durées.
Peu importe l’indication, la ménopause est induite lorsqu’il n’y a pas d’autre alternative thérapeutique. En effet, les œstrogènes sont protecteurs sur le plan cardiovasculaire et préviennent l’ostéoporose chez la femme jeune. On évite donc de provoquer la ménopause chez les femmes jeunes tant que c’est possible ! [3]
Que ce soit suite à un traitement médicamenteux ou à une intervention chirurgicale, l’arrêt de la production d’œstrogène par les ovaires peut provoquer les symptômes que l’on retrouve à la ménopause.
Il peut s’agir :
Parfois, la prise d’hormone n’est pas contre-indiquée pour les femmes ayant subi une ménopause induite.
C’est par exemple le cas des femmes qui ont eu une annexectomie bilatérale (ablation de l’ovaire et de la trompe de Fallope associée) dans le cadre d’un cancer de l’ovaire, car le cancer de l’ovaire n’est pas hormonodépendant !
Un traitement substitutif de la ménopause (ou THM) peut alors être prescrit. Il consiste à simuler un cycle naturel, en associant la prise d’un œstrogène à un progestatif.
On peut aussi proposer un traitement par œstrogènes locaux tels que des crèmes ou des ovules appliqués au niveau génital, notamment si la gêne principale est due à la sécheresse vaginale.
Si la prise de traitements hormonaux est contre-indiquée ou non souhaitée, il existe également des traitements non-hormonaux tels que les extraits cytoplasmiques de pollen. [4] En effet, ces extraits cytoplasmiques purifiés et spécifiques de pollens inhiberaient la recapture de la sérotonine au niveau des neurones de l’hypothalamus, une région du cerveau particulièrement affectée lors de la ménopause à cause de l’arrêt de la sécrétion d’œstrogènes.
L’hypothalamus joue un rôle important dans la sécrétion des hormones sexuelles, mais aussi dans la thermorégulation ou encore le contrôle du rythme circadien (lié au sommeil). En inhibant la recapture de la sérotonine au niveau des neurones de l’hypothalamus, les extraits de pollen peuvent donc avoir un effet dans le contrôle de la thermorégulation, du sommeil et de l'humeur chez les femmes ménopausées. D'autres solutions comme l'acupuncture peuvent être envisagées.
Pour traiter la sécheresse vaginale, il existe des hydratants vaginaux non hormonaux à base d’acide hyaluronique ou de polycarbophile et glycérine. Le traitement par laser fractionné en CO2 au niveau vaginal a également montré son efficacité sur l’atrophie vulvo-vaginale.
Vous y voyez désormais un peu plus clair sur la ménopause induite. Si vous êtes concernée ou que vous cherchez des solutions naturelles pour apaiser vos symptômes, l’application Omena vous donne accès à des professionnel.les de santé formés spécifiquement aux besoins des femmes ménopausées. Gynécologue, sexologue, médecin, endocrinologue, professeur de yoga… Retrouvez votre équipe pluridisciplinaire sur l’application !
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Amytis Heim
Gynécologue médicale
Sources
[1] Ménopause, Organisation Mondiale de la Santé, 2024
[2] Dossier ménopause, Inserm, 2023
[3] Ménopause provoquée par le traitement, Fondation canadienne du cancer
[4] Traitement non-hormonal du climatère, Genesis

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