Sommaire
> Changements hormonaux et symptômes physiques de la ménopause
> Arthrose et arthrite : quelles différences ?
> Comment soulager l’arthrose et les douleurs articulaires de la ménopause ?

En moyenne à 47 ans, les femmes entrent en périménopause. C’est la phase de transition qui arrive juste avant la ménopause.
La progestérone et les œstrogènes (les deux hormones sexuelles féminines) sont produits de manière plus anarchique qu’avant par l’organisme. Le corps alterne alors entre deux phases :
Il est donc possible d’avoir des douleurs articulaires et de l’arthrose dès la périménopause !
Ensuite, à 51 ans, la ménopause s’installe. Une fois ménopausées, environ 50% des femmes souffrent d’arthralgie (nom scientifique pour parler des douleurs articulaires), qu’elles soient dues à une arthrose ou pas. C’est donc un symptôme très fréquent. [1]
Mais qu’est-ce que l’arthrose exactement ? Est-ce un symptôme courant de la ménopause ? Comment la soulager et la traiter ? Les réponses dans cet article !
94 % ont appris des informations essentielles sur la (péri)ménopause, et 89 % de nos utilisatrices ont réduit leurs symptômes.
Démarrez votre programme personnalisé aujourd'hui.
Ménopause et chute du taux d’oestrogènes
Une fois la ménopause installée, après 12 mois sans règles, les taux d’œstrogènes et de progestérone tombent à zéro.
Or, de nombreuses cellules de votre organisme sont équipées de récepteurs aux œstrogènes : la peau, les os, les articulations, mais aussi les neurones, les muqueuses vaginales… Ceci explique la grande variété des symptômes associés à la ménopause, allant de la sécheresse vaginale aux troubles de l’humeur en passant par les bouffées de chaleur.
Voici quelques exemples :
Et comme vos tissus articulaires (les cartilages, les os, les ligaments et les membranes synoviales) ont des récepteurs aux œstrogènes, il est normal que vos articulations pâtissent de la ménopause !
Avant les années 2000 on attribuait plutôt les douleurs articulaires et l’arthrose à l’âge plutôt qu’à la ménopause. Puis, au début des années 2000, on s’est aperçu que lorsqu’on donnait aux femmes souffrant de cancer du sein des anti-œstrogènes pour bloquer l’avancée du cancer, elles souffraient dans 50 % des cas de douleurs articulaires et d’arthrose. Ainsi, la ménopause nuit aux articulations !
Selon le site de la Haute autorité de santé (HAS), la prévalence de l’arthrose périphérique (principalement au niveau des genoux et des hanches) touche moins de 10% des hommes de plus de 60 ans contre 18,5% des femmes de plus de 60 ans. Il est donc assez normal d’imaginer que les hormones sexuelles féminines ont un rôle à jouer ! [2]
Les douleurs au moment de la ménopause peuvent aussi toucher les articulations au niveau des doigts et des poignets.
Si on s’intéresse d’un peu plus près au rôle de la disparition des œstrogènes dans la survenue de l’arthrose, voici différents mécanismes d’actions explicatives potentielless :
Ainsi, l’arthrose chez la femme ménopausée est plus souvent symptomatique que l’arthrose masculine.
L’arthrose peut être accentuée voire provoquée par d’autres symptômes de ménopause ou d’autres conséquences de la ménopause.
Vous le savez sûrement déjà, mais la ménopause peut induire une prise de poids (chez 50% des femmes environ), et modifier le métabolisme. Chez les personnes en surpoids ou obèses, l’arthrose peut être provoquée ou aggravée à cause de deux phénomènes :
Enfin, l’inactivité physique est un facteur aggravant de l’arthrose. [3] La ménopause est une phase de transition fatigante pour certaines femmes car elle peut provoquer comme symptômes des insomnies, une fatigue psychologique, des troubles de l’humeur, et donc induire une réduction de l’activité physique qui a un effet néfaste sur les articulations.
Découvrez des conseils personnalisés et commencez votre parcours vers une ménopause plus épanouie
Des experts de la (péri)ménopause vous répondent par messagerie sous 24h.
L’arthrite est une inflammation de la membrane entourant l’articulation.
C’est un mot générique qui en réalité englobe différentes maladies qui peuvent en être à l’origine, les plus fréquentes étant la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante ou encore la goutte ! [4]
Ces maladies ont des origines diverses : elles peuvent être auto-immunes, infectieuses ou bien liées à un dysfonctionnement du métabolisme. Elles doivent être diagnostiquées par un spécialiste et traitées avec des médicaments qui leur sont spécifiques.
Les douleurs de l’arthrite surviennent plutôt au repos, les articulations sont alors rouges, chaudes et enflées, et les articulations nécessitent un échauffement le matin pour les dérouiller et soulager la douleur.
L’arthrose est une maladie qui provoque des douleurs articulaires à cause d’un dérèglement mécanique. Le cartilage qui est censé assurer le bon mouvement des articulations ne remplit plus son rôle. Il s’amincit et la production de liquide qui permet de lubrifier les articulations diminue également ce qui fait que les os peuvent frotter entre eux.
Le diagnostic se fait par radiographie en observant l’espace entre les os qui est réduit par rapport à chez un patient sain.
Les douleurs de l’arthrose surviennent souvent après un effort physique ou alors après être resté longtemps dans la même position.
L’arthrose et les douleurs articulaires sont potentiellement très handicapantes et les conséquences très gênantes : la plupart des femmes ont le réflexe de réduire leur activité physique ce qui provoque à long terme des conséquences néfastes sur la santé. Il faut donc la prendre en charge et en parler à votre médecin généraliste ou même votre gynécologue, mais rassurez-vous des solutions existent ! Les voici.
Nous l’avons vu précédemment, les œstrogènes jouent un rôle important et multiple dans le maintien d’articulations en bonne santé. Il est donc logique d’envisager qu’un traitement comprenant des œstrogènes (le traitement hormonal de ménopause, aussi appelé traitement hormonal substitutif) soit efficace pour réduire les douleurs articulaires et prévenir l’arthrose ! [5]
Le traitement hormonal a démontré son efficacité dans la réduction des douleurs articulaires. Le traitement peut mettre un peu de temps avant d’être efficace mais ses effets durent sur le long terme. Il réduit à la fois la fréquence des moments douloureux et leur intensité.
Si vous souhaitez consulter notre série de vidéos faites par le Dr Brigitte Letombe, gynécologue spécialisée en ménopause, pour tout savoir sur le traitement hormonal, rendez-vous dans l'application Omena.
Si vous avez des douleurs articulaires importantes, vous pouvez également demander à votre médecin généraliste ou votre gynécologue de vous prescrire des antalgiques (des anti-douleurs) ou des anti-inflammatoires sur de courtes périodes.
L’alimentation joue un rôle très important chez les femmes atteintes de douleurs articulaires. Essayez de maintenir un poids santé car la prise de poids favorise le poids sur les articulations et donc les douleurs, en privilégiant un régime de type méditerranéen avec beaucoup de fruits, de légumes et de céréales complètes, ainsi que des sources de protéines variées et digestes.
Essayez d’adopter une alimentation anti-inflammatoire (pas trop de viande rouge, de charcuterie…). Enfin, faites une prise de sang pour vérifier que vous n’avez pas de carences : une carence en vitamine D par exemple peut aggraver les douleurs articulaires.
On sait que ce n’est pas naturel ni facile, mais en cas de douleurs articulaires la bonne attitude à adopter pour les réduire est de bouger, peu importe votre “niveau” en activité physique ! Les types d’activité physique à prioriser sont :
Pensez à vous échauffer avant chaque séance et à vous étirer une fois que vous avez fini ! Évitez de courir sur des distances trop longues pour ne pas fragiliser davantage vos articulations (en particulier au niveau des genoux).
Les traitements de première intention sont l’activité physique et l’alimentation saine. Si vous avez mis ça en place et que vous souhaitez compléter avec des approches naturelles comme la sophrologie, l’acupuncture ou les compléments alimentaires (à base de collagène par exemple mais faites attention à la composition du complément alimentaire et à avoir une concentration en principe actif suffisante), c’est tout à fait possible !
Vous savez désormais comment prendre soin de vos articulations et de vos os à l’approche de la ménopause. Adaptez votre hygiène de vie et prenez rendez-vous chez un professionnel.le de santé pour discuter d’une prise en charge médicamenteuse si cela est pertinent.
89 % de nos utilisatrices ont réduit leurs symptômes, et 94 % ont appris des informations essentielles sur la (péri)ménopause.
Commencez votre programme personnalisé aujourd'hui.

Laure Blondel
Expert nutritionniste
Sources
[1] Dossier Ménopause, Inserm, 2023
[2] Prescription d’activité physique. Arthroses périphériques Validée par le Collège le 13 juillet 2022, haute Autorité de Santé
[3] Menopausal arthralgia: Fact or fiction, Malgorzata Magliano
[4] C’est quoi l’arthrite ? Inserm, 2023
[5] Estrogen Alone and Joint Symptoms in the Women’s Health Initiative Randomized Trial, Rowan T Chlebowski, Dominic J Cirillo, Charles B Eaton, Marcia L Stefanick, Mary Pettinger, Laura D Carbone, Karen C Johnson, Michael S Simon, Nancy F Woods, Jean Wactawski-Wende
Inscrivez-vous à notre newsletter
pour tout savoir sur votre (péri)ménopause
Des conseils, de nouveaux contenus sur l’app... tout pour vous accompagner durant cette période de votre vie.
Pas de spam. Recevez des conseils 1 fois par semaine

Prête à vous sentir mieux dans votre (péri-)ménopause comme 250 000 utilisatrices d'Omena ? ?