La ménopause correspond à l’arrêt du cycle ovarien chez la femme. Elles n’ont alors plus leurs règles, et ne peuvent plus avoir d’enfants. Leurs taux d’oestrogène et de progestérone chutent complètement, ce qui peut provoquer, chez certaines, des symptômes (bouffées de chaleur, prise de poids, sécheresse vaginale ou baisse de libido par exemple). Elle est précédée d'une phase de grands chamboulements hormonaux pour les femmes : la périménopause (ou préménopause). Dans cet article, retrouvez le B.A-BA de la périménopause, c'est-à-dire toutes les informations essentielles à savoir.
La ménopause (la fin de la fertilité chez la femme après 12 mois sans règles) est précédée d’une période appelée “périménopause” (anciennement appelée préménopause), qui peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années.
Cette période commence avec l’apparition d’irrégularités menstruelles et se termine avec la ménopause (lorsqu’il n’y a plus eu de menstruations pendant 12 mois). C’est la période de transition hormonale avant l’entrée dans la ménopause.
L’entrée dans cette phase se fait en moyenne à l'âge de 47 ans et dure en moyenne 4 ans, mais cette durée est très variable d'une femme à l'autre. Les premiers signes (règles irrégulières, prise de poids) peuvent débuter dès l'âge de 40 ans.
Pendant cette période, les hormones sexuelles féminines sont encore produites de façon cyclique par l’organisme, mais de façon plus chaotique qu’avant. A la ménopause, les hormones arrêtent d’être produites par les ovaires.
La périménopause est une phase durant laquelle la femme peut expérimenter deux types de symptômes : des symptômes similaires au syndrome prémenstruel avec des règles abondantes et imprévisibles, et des symptômes similaires à ceux de la ménopause (bouffées de chaleur, insomnies…). Voici pourquoi !
94 % ont appris des informations essentielles sur la (péri)ménopause, et 89 % de nos utilisatrices ont réduit leurs symptômes.
Démarrez votre programme personnalisé aujourd'hui.
La diminution du nombre de follicules ovariens (petits sacs dans les ovaires dans lesquels se développent les ovocytes) à l’approche de la ménopause provoque une augmentation du taux de FSH (follicule stimulating hormone, hormone qui stimule les follicules pour provoquer l’ovulation).
Ceci va favoriser la production d’oestrogènes par les ovaires, aux dépens de la production de progestérone en 2ème partie de cycle qui, elle, reste stable.
Ceci provoque deux phénomènes :
Les symptômes de l’hyperoestrogénie sont : un syndrome prémenstruel marqué avec des tensions mammaires, des douleurs pelviennes, des sensations de ballonnement, des migraines et de l’anxiété.
Les follicules sont de plus en plus rares, et répondent de plus en plus difficilement à la stimulation par la FSH. La sensibilité des follicules à la FSH varie en fonction des cycles de façon imprévisible, ce qui provoque des phases alternant entre hyper et hypo-oestrogénie.
Juste avant la ménopause, les phases d’hypo-oestrogénie sont de plus en plus nombreuses, et peuvent donner certains symptômes similaires à ceux de la ménopause : bouffées de chaleurs, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, troubles du sommeil…
En fonction des symptômes que l’on cherche à soulager (relatifs aux règles ou à l’hypoestrogénie due à l’approche de la ménopause) l’accompagnement thérapeutique proposé par le médecin sera différent.
Pour résumer, les symptômes fréquemment ressentis par les femmes en périménopause sont :
Il est aussi important dès la préménopause d'anticiper les conséquences négatives qu'aura la ménopause sur la santé, en prévention. En effet, à la ménopause, la chute du taux d'oestrogènes provoque une augmentation du risque d'ostéoporose et du risque de développer des maladies cardiovasculaires. Il est donc important de respecter quelques conseils en prévention : consommer suffisamment de calcium et de vitamine D pour protéger ses os, avoir une alimentation saine en optant pour un régime de type méditerranéen, et avoir une activité physique quotidienne en charge (c'est à dire debout avec impact sur les os, car les sports de type vélo ou natation qui n'exercent aucun impact sur l'os ne le renforcent pas).
89 % de nos utilisatrices ont réduit leurs symptômes, et 94 % ont appris des informations essentielles sur la (péri)ménopause.
Commencez votre programme personnalisé aujourd'hui.
Les traitements utilisés pour soulager les symptômes liés aux variations hormonales de la préménopause passent souvent par la prise de progestatifs, car les symptômes sont souvent dus à une hyperoestrogénie relative (trop d'oestrogènes par rapport à la progestérone), donc il y a besoin de progestérone en plus pour "lisser". Le progestatif peut être pris sous forme de pilule progestative, d'ovules vaginaux, ou bien par un stérilet hormonal de type Mirena.
Ces traitements servent aussi de contraception et il faut continuer sa contraception en préménopause car même si le risque de tomber enceinte est faible, il existe !
La progestérone permet de réduire les symptômes liés aux règles (abondance, irrégularités) et au syndrome prémenstruel (douleurs mammaires, pelviennes, migraines, troubles de l'humeur), mais elle n'aura aucun effet sur les symptômes liés à la carence oestrogénique (bouffées de chaleur, douleurs articulaires). Pour cela il convient d'avoir aussi un apport en oestrogènes mais trouver la bonne formule n'est pas aisé en préménopause, il faut faire du sur-mesure.
En effet : les pilules oestroprogestatives ne sont pas recommandées chez les femmes après 35 ans car la forme d'hormones utilisée dans ces pilules augmente le risque cardiovasculaire.
La forme la plus sûre de consommer des oestrogènes est par la voie transdermique (un gel appliqué sur la peau), et il faut qu'ils soient bio-identiques (similaires à ceux naturellement produits par l'organisme). C'est le cas de ceux qui sont utilisés dans le traitement hormonal de ménopause (THM). Cependant officiellement le THM ne peut pas être prescrit en préménopause car des oestrogènes sont encore produits de temps en temps par l'organisme et on risquerait d'avoir des symptômes d'hyper-oestrogénie. Le THM en préménopause est une option mais ne doit pas être pris en continu, parlez-en à votre médecin.
Avoir une alimentation saine, riche en fruits, légumes, légumineuses et protéines est très important durant cette période. Il faut également maintenir une activité physique quotidienne et intégrer de la musculation à son programme sportif est une bonne idée !
Enfin si vous ne voulez pas prendre d'hormones il existe d'autres approches : compléments alimentaires, méthodes de relaxation... Mais dès que les symptômes apparaissent, ayez le réflex de consulter ne restez pas avec vos symptômes car les solutions existent et il est dommage de s'en priver !
Amytis Heim
Gynécologue médicale
Sautes d'humeur à la périménopause
Rires une minute, tristesse celle d’après, colère sans forcément trop savoir pourquoI ? Une tendance à fondre en larmes après une publicité bien faite ?
Préménopause et douleur du bas ventre
Pendant la préménopause, les oestrogènes et la progestérone sont encore produites dans l’organisme mais de façon beaucoup plus irrégulière qu’avant ...
Préménopause et fatigue
Le risque cardiovasculaire est la probabilité qu’un individu développe une maladie du cœur et des vaisseaux (artères et veines)...
Inscrivez-vous à notre newsletter
pour tout savoir sur votre (péri)ménopause
Des conseils, de nouveaux contenus sur l’app... tout pour vous accompagner durant cette période de votre vie.
Pas de spam. Recevez des conseils 1 fois par semaine
Prête à vous sentir mieux dans votre (péri-)ménopause comme 250 000 utilisatrices d'Omena ? 🥰
Recevez votre programme personnalisé pendant 1 an avec -50% de réduction : 79,99€ ➝ 39,99€ (Offre jusqu'à ce week-end⏰)